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Zone données

Des données au service de l'apprentissage

Plusieurs centaines d'élèves ont été rencontrés dans le cadre de l'élaboration des outils PRIMO et Delta. Voici en vrac des données récoltées auprès des élèves du Québec sur le développement de la lecture et de l'orthographe.

Les élèves mémorisent-ils l'orthographe des mots à l'étude ?

Selon les données du PRIMO-3e cycle, les élèves apprennent difficilement l'orthographe des mots inconsistants. Dans une dictée de 10 mots inconsistants fréquents à l'étude au 2e cycle, les élèves de 5e année réussissent à orthographier correctement en moyenne 5/10 mots. Les élèves de 6e année réussissent un peu mieux avec une moyenne de 6/10.


La consistance des correspondances phonème-graphème (CPG) 

En français, environ 50 % des mots peuvent être orthographiés correctement en utilisant les CPG (Véronis, 1988). En effet, plusieurs mots contiennent des sons qui peuvent s'écrire de plusieurs façons différentes. Ces mots sont inconsistants en orthographe. Par exemple, le mot "bateau" est inconsistant en orthographe, car le son "o" peut s'écrire avec plusieurs graphèmes différents (o, au, eau, ô). Toutefois, ce mot n'est pas particulièrement difficile pour les élèves, car le graphème "eau" est très fréquent en fin de mot. L'apprentissage de l'orthographe des mots est particulièrement ardu lorsqu'ils sont peu fréquents, inconsistants et que les graphèmes qui les composent peuvent difficilement être inférés par la morphologie ou les régularités orthographiques. Le mot "descendre" en est un bon exemple. Il contient plusieurs inconsistances difficiles à résoudre sur la base des régularités orthographiques. Résultat : 24 % des élèves de 5e année orthographe correctement ce mot pourtant à l'étude en 3e année !    

Fluidité en lecture : les élèves de 4e année lisent plus de mots que les 6e !

Ces données sur le nombre de mots lus correctement en 1 minutes sont tirées de la normalisation de la tâche Lecture d'un texte du PRIMO-2e cycle et du PRIMO-3e cycle. Comment expliquer que les élèves de 4e année lisent en moyenne 131 mots en 1 minute alors que les élèves de 6e année en lisent en moyenne 118 ? La réponse est simple ! Les élèves de 3e et 4e année devait lire un texte plus simple que le texte lu par les élèves de 5e et 6e année. Le texte du PRIMO-3e cycle contient plusieurs mots peu fréquents (ex.: kiosque, décennie), des mots irréguliers (ex.: chorale, clownerie), ainsi que des mots qui contiennent des graphèmes rares (ex.: exhibent, appuyé). Le texte du PRIMO-2e cycle présente des mots plus fréquents et peu de mots irréguliers ou comportant des graphèmes rares. 


A retenir : le nombre de mots lus en 1 minute varie selon le niveau de difficulté du texte. La fréquence des mots, de même que la fréquence et la consistance des graphèmes qui composent les mots influencent le vitesse et la justesse de l'identification de mots. Par conséquent, il est nécessaire d'avoir des normes spécifiques au texte utilisé quand on mesure la fluidité en lecture.  


Émile mange du poison pour souper !

La morphologie, c'est utile en orthographe ?

La morphologie, c'est utile en orthographe ?

Les graphèmes contextuels "s, g, c" sont une source d'erreurs fréquentes en orthographe. Plusieurs élèves ne maitrisent pas bien ces graphèmes pourtant enseignés dès la 1re année. Dans la dictée de pseudo-mots du PRIMO, le mot "musson" est écrit correctement par 32 % des élèves de 3e année, 49 % des élèves de 4e, 56 % des élèves de 5e et 67 % des élèves de 6e.  La règle contextuelle du "g" demeure aussi difficile au 3e cycle, particulièrement lorsqu'un "u" doit être ajouté pour faire le son "g". En effet, toujours dans la dictée de pseudo-mots, "guéfi" est orthographié correctement par 50 % des élèves de 5e année et 48 % des élèves de 6e année ! En somme, le rappel des règles contextuelles et leur mise en pratique demeurent encore nécessaires au 3e cycle, sans quoi, Émile est fortement à risque de manger du poison plutôt que du poisson !

La morphologie, c'est utile en orthographe ?

La morphologie, c'est utile en orthographe ?

La morphologie, c'est utile en orthographe ?

L'utilisation de la morphologie en orthographe facilite la mémorisation des  finales muettes dérivables. Par exemple, dans la tâche Dictée de mots - Morpho du PRIMO-2e cycle, 93 % des élèves orthographient correctement le mot "fruit", alors que 68 % de ceux-ci réussissent le mot "pluie". Ces mots sont pourtant de fréquence similaire. L'hypothèse la plus probable est que l'apprentissage de la lettre "t" du mot "fruit" est facilité par la possibilité d'évoquer un mot de la même famille pour identifier la finale muette. Cette stratégie ne peut pas être utilisée pour le mot pluie. Des résultats similaires sont obtenus pour les mots "bois" et "joie" : 91 % des élèves réussissent le mot "bois", contre 64 % pour le mot "joie". Miser sur la morphologie en orthographe permet de réduire les inconsistances, une stratégie gagnante pour améliorer l'orthographe lexicale !   

Description des échantillons de normalisation

  • PRIMO-2e cycle : 69 élèves de 3e année et 69 élèves de 4e année provenant de 12 écoles appartenant à 8 centres de services scolaires (CSS). Les élèves avaient tous le français comme langue maternelle, n'avaient pas repris d'année scolaire et ne présentaient pas de troubles développementaux (ex.: déficience auditive, déficience intellectuelle, dyslexie). 
  • PRIMO-3e cycle : 62 élèves de 5e année et 63 élèves de 6e année provenant de 10 écoles appartenant à 6 CSS. Les élèves avaient tous le français comme langue maternelle n'avaient pas repris d'année scolaire et ne présentaient pas de troubles développementaux. 
  • Delta : 355 élèves de 1re année en octobre et 351 en janvier, provenant de 10 écoles appartenant à 6 CSS. Aucun critère d’inclusion ou d’exclusion n’a été appliqué. 93 % des élèves parlaient une autre langue que le français à la maison. 


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